A PROPOS DE 2017 – LE BILAN

Une nouvelle année s’achève laissant derrière elle son lot de bonnes nouvelles, parfois moins bonnes, parfois clairement pourries. Revenons donc sur ces douze mois qui ont fait de 2017 un millésime madérisé.

Oscar_fakieollieOscar Candon en plein training pour les JO. Fakie ollie en 2017

Contre toute attente, Louie Lopez et Tiago Lemos se sont fait sucrer LE titre par un certain Jamie Foy, chubby redneck fraîchement passé pro cette même année chez Deathwish. Visiblement, donc, après Kyle Walker en 2016, pour être le skater de l’année il suffit d’aller caler vos trucks sur les rails les plus tordus du globe (et être Américain de préférence). Cela dit, dans nos coeurs, c’est Tiago qui l’emporte haut la main, bien entendu, pour tout un tas de bonnes raisons qu’il est inutile de vous exposer, n’est-ce pas ?

Comme prévu, et après avoir reçu un ou deux colis Habitat, Oscar Candon s’est finalement trouvé un mécène pour préparer les JO : Sour skateboards.

La presse française a fait grise mine en 2017 : Soma n’a sorti que 2 numéros, A Propos un seul et Sugar est passé en bi-mestriel (tous les deux mois). Ça sent l’sapin, tout ça !

Le Dôme a été fermé : Eniz Fazliov a fait FS blunt sur le hubba et X a fait switch X sur le 3-plat-4 (désolé j’ai promis de rien dire).

Copenhague a vu, pour la troisième année consécutive (je crois), des hordes de skaters excités débarquer cet été, tout défoncer et repartir aussi vite. N’empêche que ça avait l’air cool quand-même.

De l’autre côté de l’océan, The Berrics magazine a remplacé The Skateboard Mag, pour le meilleur et surtout, pour le pire. Thrasher, quand à lui, est désormais uniquement imprimé sur coton. Enfin, à ce qu’il paraît.

Lomepal est devenu le premier rappeur-disque-d’or français à s’assumer en tant que skateur. Ou l’inverse.

Antoine_fanLomepal et un fan qui visiblement, aurait bien envie de manger un Twix

Palace s’est fâché avec tous les skateshops du monde en cessant de les alimenter en fringues mais s’est fait pote avec tous les skaters de Londres en ouvrant un skatepark, gratuit : Mwadlands (inspiré de Radlands, légendaire skatepark de Northampton). Direct du producteur au consommateur.

Les Josimards ont, cette année encore, josimerdé sans répit.

Kévin Rodrigues s’est barré de chez Polar pour des raisons qui ne regardent que lui mais que tout le monde aimerait connaître. Pourtant ce ne serait pas si difficile à imaginer…

Contre toute attente, Béziers n’est pas devenue la capitale du skate français ni un centre d’entrainement pour les JO.

Alors que pour la première année, la Street League a fini par intégrer une compétition féminine, en parallèle, elle aura continué d’embaucher des filles en mini-jupes aux reflets verts fluo pour remettre les médailles. On attend donc les Monster Boys pour 2018, éphèbes au torse bombé vêtus, bien entendu, de shorts de ping-pong.

2017 aura tout de même été une année riche en bonnes nouvelles pour le skate féminin : Lizzie Armanto est passée pro chez Birdhouse, Samarria Brevard chez Enjoi*, Nora Vasconcellos chez Welcome et Leticia Bufoni chez Plan B. Une question demeure cependant : si la première ne l’avait pas été, les autres auraient elles suivi ? Un mystère de marketing à élucider en 2018.  

*en ayant tout de même eu un pro-model chez Hoopla auparavant

 - Mise à jour le 18/12 : ça fait trois ans qu’il y a une section féminine à la Street League, selon Christophe Piquard (j’ai pas envie de chercher…) -

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