A PROPOS DU BRIGHT

Pendant la fashion week a lieu deux fois par an à Berlin a lieu le Bright, un salon à l’origine purement skate qui s’est transformé au fil des années et des crises successives en simple salon du streetwear tout en maintenant un minimum de skate à l’entrée, pour la street-cred’. En gros, si vous avez la barbe bien taillée, quelques tatouages sur les bras et que vous êtes dans le business, ce salon est fait pour vous. Si vous êtes plutôt du style à boire des bières sur une plateforme branlante de mini rampe en écoutant du heavy metal tout en ayant aussi un pied dans le business, on vous conseillera d’aller plutôt au Shit Foot Mongo Land, une sorte de contre-salon 100% skate organisé depuis l’année dernière, au même moment, à 10 minutes du Bright.

Berlin

Si comme moi, vous n’avez pas de tatouage et que votre consommation de bière s’arrête à l’apéro, alors il vous faudra jongler entre les deux salons aux atmosphères, vous l’aurez compris, radicalement différentes. Le principal point commun de ces deux salons cependant est qu’il y avait cette fois à peu près autant de visiteurs que d’exposants…

Les marques présentent donc leurs nouveaux produits, prennent éventuellement des commandes, et dès la fin d’après midi, les plus grosses organisent des évènements proportionnels à la taille de leur chiffre d’affaire. Ainsi, chaque soir se succèdent tout un tas de festivités où la bière coule à flot. Petits contests, projections vidéo, lancements de magazines ou de nouveaux produits, tout est bon pour faire la fête.

Globe_CharlesPlus de sponsor board pour Charles Collet, mais un colorway chez Globe

Le lundi soir avait donc lieu l’inauguration du Dog Shit Spot (DSS) au bord des rails du côté de la station Warschauer Strasse. Une piste cyclable qui ne mène nulle part agrémentée de petites touches de béton dans la plus pure tradition DIY depuis quelques années qui s’est vu en deux semaines devenir un vrai skatepark financé par Nike, et qui donc, en toute logique, accueillera la Street League en 2017. Ou pas. Ce qui est sûr, c’est que le spot mérite le détour, même en dehors des tradeshows.

Le soir suivant, mardi, DC organisait la seconde édition du « Smoke on the water », une sorte de best trick sur un module construit dans un bar en extérieur, au bord de la Spree (la rivière qui traverse la ville). Ambiance sympathique et grosse balargue au menu en plus des burgers pour les VIP comme moi et de Jeru the Damaja en concert privé. Si vous êtes dans le rap (le vrai, celui sans autotune) et que vous avez raté ça, dites-vous qu’il y a une chance qu’il revienne l’année prochaine vu qu’il était déjà venu l’année dernière…

DogShitSpotDog Shit Spot

S’en est suivi une petite soirée cocktails aux frais de Converse sur le toit d’un immeuble où je me suis vu, à certain moment, effectuer quelques petits pas de danse en compagnie d’un certain Augustin (l’envoyé spécial de Live Skateboard Media), qui fêtait à cet instant même son entrée officielle dans l’industrie sans pitié du skateboard. Bienvenue, mon gars, on a besoin de jeunes, là, au moins pour aller jusqu’au bout de la nuit.

Le mercredi matin, les premiers signes de fatigue se faisaient déjà sentir sur la gueule de certains. Les coups de soleil, aussi. En fin d’après-midi, il fallait choisir entre une pinata sur la mini du Shit Foot, le lancement de la chaussure de Kyle Walker (Vans) dans une station essence ou un contest de banks au Bright. En bon businessman, je suis allé chez Vans. Disons qu’en terme de restauration et de serrage de mains, c’était le bon choix mais qu’en terme de divertissement, j’aurais mieux fait d’aller au Shit Foot ou au Bright. D’ailleurs j’ai fini par y aller, au Shit Foot, pour l’apéro De Paris/Of London/Aus Berlin, organisé par ce bon vieux Zeb (Thomas Busuttil) et Stéphane Borgne. Où était-ce un autre soir ? J’ai un doute. J’y étais en tous cas. Un peu plus tard, je me suis orienté sur un bateau que Volcom avait pris soin d’amarrer à côté du Bright (nous sommes à Kreuzberg, au fait) pour la remise des prix d’un contest organisé sur trois jours à travers la ville. Enfin, ça, c’était juste un prétexte, moi-même je n’ai rien vu de la cérémonie, occupé que j’étais à refaire le monde (du skate) au bar, sur le pont (du bateau) avec tout un tas de types aussi importants que moi (et aussi sympathiques, voire plus pour certains).

Bright_streetcourseStreet cred’ au Bright

Après cette petite mise bouche, le vent m’a poussé jusqu’à la petite soirée de lancement du nouveau Place, sur le trottoir de l’épicerie du coin où l’équipe du mag à l’habitude d’aller se prendre une canette après la session. L’épicier, ou dirons-nous, ce soir-là au moins, l’alcoolier était à bloc, mais on a quand-même fini par se faire virer par les flics. Plus street que ça, tu meurs, et budget zéro ! Champions les mecs !

Le jeudi matin, épuisé par déjà deux journées entières à signer des contrats pub à cinq zéros pour le mag, je me suis retrouvé à faire mes rendez-vous business dans un transat devant la mini au Shit Foot. Bon, ok, j’avais aucun rendez-vous et j’ai glandé toute l’après-midi en attendant la « bataille des chevaliers » sur la mini qui promettait d’être aussi mémorable que celle de Marignan en 1515, souvenez-vous. Bon, niveau skate c’était nul, mais niveau rigolade, c’était pas mal. S’en suivait une soirée projections sur grand écran en plein air au même endroit, mais figurez-vous que j’ai fini par craquer. Je me suis tiré sans dire au revoir à personne et je suis allé regarder un match de foot dont je n’ai même pas vu la fin. Je me suis endormi juste avant les penalties.

Un peu plus d’images chez les mecs sérieux de Solo…

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