FRAGILE DAYS

Alors que j’étais tranquillement en train de rien foutre devant mon écran d’ordinateur, j’ai reçu le texte et le lien qui suivent d’un certain Pel Fourmis, sur Facebook. Après analyse de nos services de renseignements, il s’agit de l’auto-chronique d’une vidéo appelée « Fragile Days » qui si l’on s’en tient à ce que raconte le texte, mérite le détour. Moi j’en sais rien, je n’ai pas encore eu le temps de la regarder mais ils sont l’air d’avoir de l’humour, les Fragile Gays. Et moi, j’aime bien ça l’humour, ça me fait marrer.

« Après la révolutionnaire mais pourtant passée inaperçue ‘Fragile video’ sortie en 2010, le team Fragile, qui regroupe la fine fleur de la diaspora Bisontine, récidive aujourd’hui avec ‘Fragile days’. Filmée et montée par le fraichement parisien Evan Penfornis, assisté de son souffre-douleur Charlie Pointurier, elle réuni des images de la capitale comtoise mais aussi de Wroclaw, Rennes et Stuttgart.

La vidéo commence par une intro qui reproduit à l’identique le générique de la série ‘happy days’ dont personne ne se souvient. On a du mal à comprendre le rapport avec une vidéo de skate, mais sommes forcés d’admirer le soin particulier qui a été pris pour reproduire les plans un par un.

La première part revient à Charlie Pointurier qui skate avec un style mignon sur du polnareff mais manque parfois de vitesse. Beaucoup de line, curbs et un nombre significatif de variantes de no-complies. A noter tout de même un beau cabarellial comme hammer.

Le lionceau berbère Arslane Kasdi enchaine sur Dr Beat avec un style décontracté et pas mal de pop. La team FRAGILE accepte tous les dons qui lui permettraient de s’acheter des shorts à sa taille.

Le bien nommé Jésus s’enfuie ensuite de l’asile pour nous gratifier d’une part qu’on pourrait qualifier de félinage tendance proto-punk à chien. Il se veut visiblement original en passant plus de temps au ras du sol qu’en l’air, personne ne semble lui avoir dit que le ollie était la figure de base. Il sauve sa part insupportable en finissant par le plus long cul-slide référencé aujourd’hui dans l’histoire du skate.

Evan Penfornis alias ‘le lion’ se paie le luxe d’avoir deux parts, symbolisant tout en finesse l’aurore et les rayons du roi soleil chassant les ténèbres de la nuit. Il relève le niveau technique avec enfin des variantes de flip et de back tail. Il se jette sur quelques gros spots mais manque en définitive de vitesse et d’amplitude. Son sex-appeal d’orang-outang rattrape heureusement tout.

Véritable légende du skate franc-comtois, Romain Barsot alias « la fusée » se paye la dernière part. Il nous impose ses atroces goûts musicaux pour une part tout à la gloire de son ego démesuré. Comble du mauvais goût, la quasi-totalité de ses tricks sont réalisés en slims rouge ou bleu achetés à Pimkie. Malgré une line en switch où ont le sent très concentré, Romain nous montre que sa passion est de pousser fort. Quelques tricks bien gras pour finir cette vidéo, il se permet tout de même d’assouvir un fantasme qui a traversé l’esprit de tous ceux qui ont pu passer au skatepark de Besançon.

Cette vidéo aurait pu faire parler d’elle si elle était sortie au début des années 2000, pas étonnant quand on sait qu’internet n’est toujours pas arrivé chez ces bouseux de Franc-Comtois qui viennent seulement de recevoir la ‘Dying to live’ en VHS. »

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