LA REVUE DE PRESSE

Pour éviter les excédents de bagages à cause des piles de magazines que je rapporte à chaque fois du Bright, je prends désormais le train. C’est cool, le train, et ça pollue moins. Sauf que c’est tellement long qu’à l’arrivée, j’ai lu tous les magazines que j’avais dans mon sac. Je m’oblige donc à en faire une chronique de chaque, histoire de ne pas avoir rapporté tout ça pour rien…

Revue7fev

Irregular #22
Irregular est un petit magazine allemand basé à Munich et réalisé par Phil Pham, un type sympathique, passionné et bon photographe, que tous les Allemands doivent détester (le mag, pas Phil) juste parce qu’il est de bon ton, en Allemagne, de détester les gens du sud, en particulier de Munich. Probablement pour des histoires de foot…
Si les anciens numéros parlaient aussi de snowboard (Munich est à une heure des Alpes), depuis quelques temps, le mag se consacre uniquement au skate, car comme le dit l’adage « on ne mélange pas les torchons et les serviettes, et les serpillères non-plus » (dans l’hypothèse où certains voudraient voir du longboard dans un mag de skate). Bref, si vous ne connaissiez pas ce mag, le jour où vous tomberez dessus, vous pourrez faire le mec qui s’y connaît en récitant la première phrase de ce petit texte à vos collègues, et ainsi passer, vous aussi, pour le mec le plus cool de la bande.
98 pages, gratuit

Solo #7
Il y a encore un an, Solo s’appelait Monster magazine. C’était le deuxième plus ancien mag de skate du monde et il appartenait à une grosse boîte d’édition qui a décidé, un beau jour, que le mag cesserait d’être imprimé (bon, en même temps, Monster, c’était vraiment un nom à la con, même si ça n’avait rien n’à voir avec la boisson homonyme). Mais c’était un bon mag qui savait équilibrer le publi-rédactionnel (que font tous les magazines de skate) et les vrais sujets de fond (que peu de magazines font). Le problème, c’est que c’était uniquement en allemand. Et c’était payant. Quand toute l’équipe a décidé de continuer l’aventure en indépendant, gratuit et sous le nom de Solo, le mag s’est également enrichi des traductions anglaises, s’ouvrant ainsi au reste du monde (d’où l’utilité de suivre assidûment les cours d’anglais) qui a pu, enfin, voter pour lui et l’élire meilleur mag européen. Car c’est bien ça dont il s’agit désormais : un mag européen.
Au sommaire de ce numéro : un Français (Sam Partaix), un Florentin Marfaing (dont on ne sait toujours par s’il est Français ou Allemand), un Anglais (Glenn Fox) et un Markus Blessing (un vrai Allemand, lui).
132 pages, gratuit

Barrier skatemag #7
A moins d’être un super VIP comme mon pote Bertrand qui m’a sympathiquement jeté ce mag à la figure en criant « tiens, pour ta revue de presse ! », il vous sera difficile de mettre la main sur ce petit mag polonais. Et c’est précisément là où j’interviens, moi, le Steven du journalisme skateboardistique, pour vous faire découvrir les merveilles du monde des mags de skate. Avec un nom pareil, on aurait pu croire que l’équipe de Barrier vouait un culte sans limite au célèbre Deer Man Of The Dark Woods, mais il n’en est rien. Les mecs sont résolument dans le skate moderne et le mag est simple et efficace, même qu’il est livré avec un fascicule où figurent les traductions anglaises. Toutes les photos sont en noir et blanc, et, fait exceptionnel, ce numéro contient une interview de mon photographe-tatoué-dans-le-cou préféré : Manuel Schenck, que je vous laisse le soin d’aller lire ICI, et dont je retiendrai cette phrase : « I noticed that there are quite a bit of photographers who have too much stuff disproportionate to their talent. ».
A part ça, on a aussi deux autres interviews, à savoir celles de Tomek Haladaj, ainsi que celle de Michal Zarzycki, qui ont pour point commun d’avoir des noms à coucher dehors, comme tous les polonais. Voilà, je vous laisse, j’ai une ouiche lorraine au four…
60 pages, gratuit

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