LA REVUE DE PRESSE

Voici la revue de presse de décembre 2004, allez, c’est cadeau ! Quatre magazines ressortis du placard parus il y a donc 10 ans et qui témoignent d’une époque pas si lointaine où les magazines étaient nombreux, payants et incontournables. Impossible de remettre la main sur le Sugar ni le TWS de l’époque par contre…

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Skateboarder Magazine Vol.14, No. 4
Comme l’annonce la couverture, Reynolds a arrêté la drogue et l’alcool. Ca aurait pu être un fait banal sauf que Reynolds est le Boss d’une marque dont le marketing est basé sur la défonce (‘baked’ en anglais, d’où Baker skateboards) qui aura une petite soeur en 2007 appelée Deathwish… Que d’ironie, mes amis, que d’ironie… Mais tout ceci n’est rien comparé à la plus grosse erreur de la carrière d’Eric Koston qui décide cette année-là de se laisser pousser les cheveux comme on peut le voir page 11 dans une pub Fourstar. Mike Taylor lui, est toujours en baggy chez DVS, Bastien Salabanzi chez Etnies et le nom de Colt Cannon existe encore. On notera aussi la pub Nike SB qui n’annonce que 5 riders : Gino, P-Rod, Reese Forbes, Daniel Shimizu et Chet Childress… Côté « check outs », on retrouve Tommy Sandoval, John White et Jeremy Holmes. A part Sandoval, la « carrière » des deux autres aura été un feu de paille.
Visuellement, le photographe averti remarquera que le numérique n’a pas encore pris la place de l’indispensable combo Hasselblad + fisheye à 5000 euros de l’époque. En effet, les photos sont carrées et à peu près toutes prises d’en bas des marches (qui est aussi l’endroit où le photographe a le plus de chance de se prendre une board dans l’objectif). L’heure n’est pas encore au retour des pole-jams, wallies et autres no-complies…
132 pages.

Freestyler63-

Freestyler #63
Dix ans plus tard, Freestyler, ça me fait toujours marrer. Moi, à l’époque, je vous l’ai déjà dit j’crois bien, je bossais pour Sugar. Mais ça ne m’empêchait pas d’arrondir mes fins de mois en leur envoyant discrètement des photos qui finissaient bien souvent dans le mag. Mais pour ne pas me faire griller par mon patron, on s’était mis d’accord avec Fred D (le rédac’chef de Freestyler) pour me trouver un pseudonyme différent à chaque fois pour éviter d’éveiller les soupçons et que je me fasse virer pour haute trahison. Ainsi, dans ce numéro, je m’appelle David Kojak et Chiara Mazzuchelli. Mais attention, les pseudos, c’était Fred qui les trouvait à chaque fois, même qu’un jour, en hommage à mes origines polonaises, je m’étais appelé Karol Józef Wojtyła (AKA Jean-Paul 2).
Ce numéro n’est certainement pas le meilleur de Freestyler même si les « accroches-cover », comme on dit dans le jargon pourraient être les meilleures ayant jamais figuré sur un mag de skate : « Aucune photo de BAM MARGERA, rien non-plus sur TONY HAWK et encore moins de X-GAMES ».Voilà qui annonce la couleur tout en faisant plaisir au patron qui rêvait toujours de réunir ces trois éléments bien vendeurs sur la même couverture (en tous cas, c’était ce qui faisait rêver le nôtre chez Sugar…).
Les « Youngbloods » de ce numéro s’appellent Anthony Mariotto et Jeremy V. Un autre truc marrant de Freestyler, c’était la fameuse question : « Comment te vois-tu dans 20 ans ? ». Anthony répond par un «?» mais Jérémy par la photo d’un type en string de dos. J’imagine donc que pour avoir des nouvelles il faut aller chercher du côté du Cap d’Agde ou dans ces coins-là…
En couv’ : Ricardo Fonseca par Olivier Chassignole.
108 pages.

Slap149

Slap #149
Bien que distribué dans à peu près tous les kiosques américains aux côtés de Thrasher (tous deux appartenaient à la même maison d’édition, High Speed Productions), dans les années 90, Slap était le mag underground. Vu que Thrasher se gardait tous les hammers, Slap se devait d’être meilleur dans le choix et le traitement des sujets. Et forcément, en étant un peu plus intelligent (ou moins con), Slap s’adressait à un public plus mature.
Cependant, ce numéro n’est pas le meilleur exemple de cette maturité. Le sommaire est assez classique, et la rubrique  « littéraire » qu’aura tenu Scott Bourne pendant des années n’existe plus. Rien de très arty donc, dans ce numéro qui est plutôt une version cheap de Thrasher et qui marque le début du déclin de Slap. C’est même écrit sur la couverture : « new lower price ». Le début de la fin.
152 pages.

Thrasher288-

Thrasher #288
Entièrement consacré au deuxième King of the Road, ce numéro propose donc les cascades de Zero, Girl, Real et Almost. C’est un peu moins pipi-caca que les années qui suivront et dans l’ensemble un peu moins trash même si Koston a toujours sa tignasse et Jake Phelps a déjà l’air d’avoir 10 ans de plus. Par contre, Sheckler n’a pas encore de tatouage, Jereme Rodgers non-plus, mais la séance de tir au fusil est déjà une étape obligatoire du KOTR, tout comme le galochage de MILF. En gros, rien n’a vraiment changé si ce n’est qu’il fallait se procurer le DVD pour voir la vidéo… Le trick le plus dingue reste quand-même le caveman flip boardslide (sur un bon 10 marches) du filmeur de chez Zero, Matt Winterrberg… les yeux bandés. C’est tellement fou que j’aurais presque un doute… On m’aurait menti ?
250 pages.

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