SAUVEZ SARTHOPIA

Jo Dezecot est sans contestation possible celui qui a construit le plus de mini rampes, skateparks et autres DIY en France (Romain Covolan et Bastien Marlin ne sont pas loin derrière mais Jo reste intouchable). Si bien que c’est plus ou moins devenu son métier. Mais pas que. Jo fait aussi de la photo, de la mécanique et accessoirement, skate comme personne.

SarthopiaSarthopia, dans l’jardin de Jo

Il y a deux ans, Jo s’est acheté un terrain, quelque part entre Tours et Le Mans et y a construit sa maison. Une maison en bois. Ça lui a pris 3 semaines. Hyperactif qu’il est, le permis de construire est arrivé des mois plus tard.

Autour de chez lui habitent quatre voisins. Le plus proche est curieux. Plus de vingt ans que personne n’avait habité à côté de chez lui. Mais pas vraiment d’accord que « des étrangers » viennent s’installer là. Un type procédurier qui a du temps à perdre.

Une fois la maison achevée, forcément, Jo s’est construit un skatepark dans le jardin. En béton. Et forcément, son meilleur voisin est allé porter plainte un jour, parce que Jo a fêté ça en bonne et due forme. Une fois. Jo s’est retrouvé fiché chez les flics parce qu’il a invité du monde chez lui.

Jo a deux gamins. Son bien nommé Sarthopia est ouvert à tous mais inutile de débarquer à l’improviste, c’est quand même là où il vit. Depuis une grosse engueulade, son voisin indélicat s’acharne à lui coller des procédures. Pourtant Jo assure qu’il le respecte malgré tout en terme de nuisances. Il bricole de temps en temps et il a à peine le temps de skater son spot, à cause du boulot.

JODZJo dans son garage le 24 octobre 2011

Le maire du village a l’air de surveiller tout ça d’un oeil bienveillant. Le monde rural a besoin de « jeunes » dynamiques. Parce que Jo a aussi dans l’idée de faire venir les gamins du coin pour skater son skatepark une fois le Brevet d’Etat en poche. Mais son voisin estime que tout ce béton est illégal et engage une procédure. Dans les textes, un skatepark ne s’apparente ni à un bâtiment, ni à une terrasse. Il mise sur le vide juridique et des connaissances potentielles à la préfecture pour faire disparaître Sarthopia.

Jo est désarmé face à l’Administration. Un juge tranchera, un jour. Alors il se constitue un dossier pour expliquer qui il est et sa démarche. Parmi les pièces du dossier, il y a une pétition que A Propos vous invite à signer et à commenter, pour tenter de faire comprendre l’importance d’un tel lieu, au-delà même du skate.

C’est tout ce qu’on peut faire pour le moment. Les histoires d’avocats on verra plus tard. Alors si le cœur vous en dit, pour Jo et tout ce qu’il à toujours fait pour le skate, contre les voisins intolérants et perfides, signez !

Donnez votre avis

*