A PROPOS DE LA SKATEBOARDERIE

La Skateboarderie a cessé d’émettre sur YouTube. Pas que ce soit une grande perte en terme d’information, mais il faut bien admettre qu’avec ses 33.000 abonnés et ses 123.000 followers sur Instagram, LSB est devenue le plus gros media skate français indépendant.

LSBCovalsky dans son dernier JT - Capture d’écran 

Dans son dernier JT datant de mi-juillet, Covalsky annonce donc la fin de son format vidéo, se targue de sa réussite « malgré la grande bouche de certains haineux » et dit réfléchir à se recentrer sur « un format plus classique », « plus en phase  avec lui-même et sa façon de voir le skate »…

J’en conclus donc qu’il est en train de concocter un vrai magazine et tenter ainsi de devenir un média multi-supports complet. Parce que malgré l’omniprésence et la puissance des supports numériques, dans le skate, le papier reste encore ce qui a le plus de valeur aux yeux des plus « core », et il ne lui reste plus que ceux-là à convaincre.

Et on ne laisse pas tomber sans arrière pensées ses centaines de milliers de followers qui sont autant d’arguments convaincants pour les annonceurs. Il n’a d’ailleurs pas cessé de poster sur le site ni Instagram.

Mais qu’est-ce qui a bien pu changer dans sa façon de voir le skate ? Une certaine maturité ? Une opportunité ? Une revanche à prendre ? Probablement un peu de tout ça, et le constat qu’il y a clairement une place à prendre en terme de media skate francophone.

A Propos a bien tenté sa chance, mais l’aspect commercial a fini par devenir incompatible avec une certaine objectivité (pouvoir dire clairement les choses, sans pression financière), et cette « certaine maturité » qui a fini par devenir une « certaine amertume »…

Enfin bref, c’est précisément là que Covalsky a une grosse carte à jouer, lui qui, à force de travail, a su construire une « communauté » skate inédite, séduire quelques annonceurs et même tenté récemment quelques investigations et prises de position, peu risquées certes, mais qui méritent d’être soulignées (je vous laisse trouver des exemples dans ses vidéos). (Et franchement, à son âge/niveau d’expérience dans les médias, je ne suis pas sûr qu’on faisait tellement mieux que lui.)

On ne peut donc que se réjouir pour le skate de cette initiative (qui reste une supposition mais que je transforme ici en rumeur) d’un nouveau magazine papier qui viendra compléter l’offre médiatique de La Skateboarderie. Sans ironie. Covalsky est aujourd’hui le plus légitime et le seul capable, n’en déplaise aux « haineux » (curieux de savoir qui sont les autres), de parvenir à combler ce vide dans le skate français, qui rappelons-le, comptait 6 magazines en kiosque en 2006 (Tricks, Sugar, Freestyler, Thrasher France, Chill et Kingpin). Souhaitons-lui bonne chance.

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